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VMC hygroréglable : comment elle fonctionne, différence entre type A et type B, entretien

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En brefUne VMC hygroréglable fait varier son débit selon l'humidité de l'air : elle ventile davantage quand on cuisine ou se douche, moins quand le logement est vide. En type A, seules les bouches d'extraction réagissent à l'humidité ; en type B, les entrées d'air également, ce qui répartit l'air neuf pièce par pièce. Elle évacue l'humidité, pas les polluants chimiques.
Grille d'extraction d'air au plafond d'une salle d'eau, à côté d'un spot lumineux
Photo : Air fans, CC0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

La VMC hygroréglable est une ventilation mécanique qui s’adapte au besoin réel. Quand l’air d’une pièce devient humide, après une douche ou pendant la cuisson, le débit augmente. Quand l’humidité baisse, il diminue, et l’on perd moins de chaleur par la ventilation.

Comment fonctionne une VMC hygroréglable ?

Comme toute VMC simple flux, elle fait entrer l’air neuf par les pièces de vie. Il ressort par des bouches d’extraction dans les pièces humides. La différence tient aux bouches et aux entrées d’air, qui réagissent à l’humidité. Dans les bouches d’extraction, une tresse sensible à l’humidité commande l’ouverture d’un volet.

On parle aussi de VMC « hygrométrique » ou de bouches « hygrovariables » : c’est le même principe. Une VMC autoréglable, à l’inverse, garde des débits constants quelles que soient les conditions extérieures et intérieures, explique l’ADEME.

Type A ou type B : quelle différence ?

Hygroréglable AHygroréglable B
Bouches d’extraction (cuisine, salle de bain, WC)HygroréglablesHygroréglables
Entrées d’air (séjour, chambres)Autoréglables, à débit fixeHygroréglables
Ce que cela changeLe débit total s’adapte à l’humidité des pièces humidesL’air neuf est aussi réparti selon l’humidité de chaque pièce de vie

C’est la définition retenue par la fiche officielle des certificats d’économies d’énergie (BAR-TH-127) : le système est de type A si seules les bouches d’extraction sont hygroréglables, de type B si les entrées d’air le sont aussi.

Entrée d'air ouverte sur la traverse haute d'une fenêtre, vue de l'intérieur
Une entrée d'air sur le haut d'une fenêtre. En type B, ce sont ces entrées qui s'ouvrent plus ou moins selon l'humidité de la pièce. Photo : JamesKingdom, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

En pratique, le type B module aussi les apports d’air neuf selon l’humidité de chaque pièce de vie, dans la mesure permise par le système installé. Le type A, lui, ne règle que le débit extrait dans les pièces humides.

Avantages et limites

D’après le tableau comparatif de l’ADEME :

  • avantages : débits variables selon l’humidité, donc selon l’occupation et les activités ; économies d’énergie par rapport à une VMC autoréglable ; possibilité d’entrées d’air acoustiques contre le bruit extérieur ;
  • limites : un peu plus chère à l’achat qu’une autoréglable ; conçue pour réagir à l’humidité, elle n’apporte pas d’efficacité supplémentaire contre les polluants chimiques.

En 2017, l’ADEME donnait un ordre de prix d’environ 800 € hors taxe par logement neuf, pose comprise, contre environ 500 € pour une autoréglable. En rénovation, comptez 1,5 à 2 fois plus. Demandez des devis à jour.

Les erreurs de pose à éviter

L’Agence qualité construction relève des défauts fréquents qui empêchent une VMC d’assurer le renouvellement d’air :

  • des entrées d’air absentes ou trop peu nombreuses dans les pièces de vie, ou au contraire placées dans les pièces humides ;
  • des bouches d’extraction inversées entre pièces (une bouche de WC dans la cuisine), ou déplacées lors de l’installation d’un meuble ;
  • des bouches trop près d’un mur ou d’un angle : la fiche reprend un extrait de la norme de mise en œuvre (DTU 68.3). Il montre une distance minimale de 20 cm entre l’axe de la bouche et les parois ;
  • l’impossibilité de passer en grand débit dans la cuisine (cordelette absente, pile vide, commande inaccessible) ;
  • des portes intérieures sans espace en dessous, qui bloquent la circulation de l’air.

Bouches de VMC hygroréglable : entretien

Les consignes de l’ADEME :

  • nettoyez le volet des bouches d’extraction à l’eau chaude savonneuse, ou au lave-vaisselle si la notice le permet, en retirant la grille et la partie amovible ;
  • ne mouillez jamais la tresse qui commande l’ouverture, et ne lavez jamais la bouche entière ;
  • dépoussiérez les entrées d’air à l’aspirateur ou au chiffon, et remontez les capots dans le bon sens, l’air sortant vers le haut ;
  • changez les piles des bouches à commande électrique ou à détection de présence ;
  • faites contrôler l’installation par un professionnel chaque année, au minimum tous les 3 ans.

Ne coupez jamais la VMC : elle doit tourner en permanence pour évacuer l’humidité. Si la buée persiste sur les vitres malgré une VMC qui fonctionne, voyez notre page sur la condensation sur les fenêtres et vérifiez votre taux d’humidité. Si des taches apparaissent au plafond de la salle de bain, notre page moisissure sur les murs explique comment les nettoyer.

Sources

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