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Ventilation de la maison : à quoi sert une VMC, quel système choisir, comment l'entretenir

Une maison a besoin de renouveler son air en permanence. Il faut évacuer l’eau rejetée par les occupants, la cuisine et les douches, mais aussi les polluants des meubles et des produits ménagers. L’ADEME le résume ainsi : dans de nombreux logements, le renouvellement de l’air n’est pas suffisant, et les moisissures ou le papier peint qui se décolle en sont les signes visibles.

Grille d'extraction d'air carrée et blanche au plafond d'une salle de bain carrelée
Une grille d'extraction au plafond d'une salle de bain : c'est par les pièces humides que l'air est aspiré vers l'extérieur. Photo : Air fans, CC0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Comment fonctionne une VMC ?

L’air neuf entre par des entrées d’air placées dans les pièces de vie (séjour, chambres), sur les fenêtres ou les murs. Il traverse le logement en passant sous les portes, puis ressort par des bouches d’extraction dans les pièces humides : cuisine, salle de bain, WC. Un ventilateur, le caisson de la VMC, l’aspire dans des gaines et le rejette dehors.

Ce circuit ne fonctionne que si rien ne le bloque. L’ADEME demande de laisser un espace sous les portes intérieures : 1 cm en général, 2 cm pour la cuisine. Ne bouchez jamais une entrée d’air ni une bouche d’extraction.

Est-ce obligatoire ?

Pour les logements neufs, la réglementation impose depuis 1969 une aération générale et permanente, et fixe depuis 1982 des débits d’air à extraire, rappelle l’ADEME. Ce sont ces débits qui ont conduit à installer une VMC dans les logements construits depuis. L’obligation porte sur l’aération, pas sur un équipement précis, et ces règles visent la construction : beaucoup de logements anciens n’ont pas de ventilation mécanique. L’ADEME conseille de repenser leur ventilation quand on les rénove et qu’on les isole.

Pour une location, le décret sur le logement décent s’applique. Les dispositifs d’ouverture et de ventilation doivent permettre « un renouvellement de l’air et une évacuation de l’humidité » adaptés à une occupation normale.

Quel système de ventilation choisir ?

SystèmePrincipePrix indicatif (ADEME, 2017, pose comprise, hors taxe, neuf)
VMC simple flux autoréglableDébit constant, quelles que soient l’humidité et l’occupationEnviron 500 €
VMC simple flux hygroréglableDébit qui varie selon l’humidité intérieureEnviron 800 €
VMC double fluxRécupère la chaleur de l’air extrait pour réchauffer l’air neuf, filtre l’air entrantEnviron 2 300 €
Ventilation mécanique répartie (VMR)Un aérateur dans chaque pièce humide, sans gainesEnviron 2 100 €

En rénovation, l’ADEME estimait alors le coût à 1,5 à 2 fois ces prix. Ce sont des repères de 2017, pas un tarif actuel : le coût réel dépend du logement, de l’accès et des travaux. Demandez plusieurs devis à jour. Pour les travaux, l’agence conseille un professionnel qualifié RGE. Des aides peuvent exister selon les travaux et la situation du ménage : renseignez-vous auprès des conseillers publics de la rénovation (0 808 800 700), gratuits, avant de signer.

La VMC hygroréglable est le compromis le plus courant : elle ventile plus fort quand l’air est humide, moins quand il est sec, ce qui limite les pertes de chaleur. Voir notre page VMC hygroréglable : type A ou type B.

Entretenir sa VMC

L’ADEME conseille, pour l’entretien à faire soi-même :

  • nettoyer les bouches d’extraction : retirer la grille, laver le volet amovible à l’eau chaude savonneuse, ou au lave-vaisselle si la notice le permet. Ne lavez jamais la bouche entière et ne mouillez pas la tresse d’une bouche hygroréglable ;
  • dépoussiérer les entrées d’air des pièces de vie, à l’aspirateur ou au chiffon, en remontant les capots dans le bon sens ;
  • changer les filtres d’une double flux une à deux fois par an, au moins après la saison des pollens ;
  • faire vérifier l’installation par un professionnel chaque année, ou au minimum tous les 3 ans.

Pour savoir si une bouche aspire, approchez une feuille de papier toilette : elle doit se plaquer contre la grille.

VMC qui fait du bruit ou en panne : que faire ?

Une VMC émet un léger bruit de fonctionnement. Mais une VMC bruyante, « ce n’est pas normal », prévient l’ADEME : installation mal conçue, éléments encrassés ou pales du ventilateur tordues. Nettoyez les éléments accessibles, puis faites contrôler l’installation si le bruit persiste. Une VMC ne s’éteint pas non plus : elle doit fonctionner en permanence. Utilisez la grande vitesse pendant la cuisine et la douche, puis revenez à la vitesse normale.

Buée persistante sur les vitres, odeurs qui restent dans la salle de bain, moisissures au plafond : ce sont les signes d’une ventilation qui ne fait plus son travail. Notre rubrique humidité et moisissure explique comment traiter les dégâts.

Guides

Sources